Pascal Fioretto
« On sait le pastiche art salutaire mais périlleux. Pascal Fioretto y excelle, avec cette élégance suprême : on rigole de ces savoureuses imitations même si on n’a pas lu ses victimes (ouf!). Mieux : il dispense de les lire. Avec une telle réussite, cette fine plume n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise : un prix littéraire par exemple, pour lui apprendre les bonnes manières de l’édition. »
Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné
« Le roman le plus drôle de la rentrée est une parodie. […] Tout le monde en prend pour son grade. C’est réjouissant. Et si on lui donnait le Goncourt ? »
Madame Figaro
L’intervenant
Notule biographique
Pascal Fioretto est né le 30 avril 1962. Quoique matheux d’origine, ce diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure de Chimie accuse un sérieux penchant pour les lettres. Il y cède. Après avoir créé un journal étudiant, il rejoint l'équipe de pasticheurs de presse Jalons (Voiri, Laberration, Pourri-Moche, Le Monstre...). Remarqué par Marcel Gotlib, il intègre la rédaction de Fluide Glacial.
Après de nombreux ouvrages écrits en tant que nègre littéraire, Pascal Fioretto devient journaliste et publie un premier livre sous son vrai nom en 2006 : Gay Vinci Code (Chiflet &Cie).
Il enchaîne ensuite avec l'un des succès de la rentrée 2007 Et si c'était niais (Chiflet&Cie), pastiche de 11 « grandes plumes » contemporaines françaises que l’on devinera facilement sous les noms de Denis-Henri Lévy (Barbès Vertigo), Christine Anxiot (Pourquoi moi ?), Fred Wargas (Tais-toi si tu veux parler), Marc Levis (Et si c’était niais ?), Mélanie Notlong (Hygiène du tube (et tout le tremblement)), Pascal Servan (Ils ont touché à mes glaïeuls (Journal, tome XXII)), Bernard Werbeux (Des fourmis et des anges), Jean D’Ormissemon de la Française Académie (C’était rudement bath’), Jean-Christophe Rangé (Les limbes pourpres du concile des loups), Frédéric Beisbéger (64 %) et enfin Anna Galvauda (Quelqu’un m’attend, c’est tout).
L’éditeur Chiflet&Cie est lui-même parodié dans ce livre.
45 000 exemplaires vendus et sortie en éditions « Classique & Contemporains » à destination des lycées et collèges. En 2008, son pastiche des méthodes de développement personnel : La joie du Bonheur d'être heureux (Chiflet&Cie) lui vaut d’être classé pendant plusieurs mois dans les meilleures ventes… des méthodes de « Santé & Bien être » !
Parallèlement, il publie en 2007 avec Albert Algoud un ouvrage Le pacte secret chez Albin Michel.
Conférences
Le pastiche, simple amusement littéraire ou « critique de l’intérieur » ?
Racine, Boileau, Diderot, Marivaux, Balzac, Flaubert, Rimbaud, Courteline, Proust, Queneau, Modiano… Parmi ces écrivains, lesquels ont déjà pratiqué l’art du pastiche ? Tous ! Exercice littéraire léger mais imitation en profondeur des styles auxquels il s’attaque, le pastiche est aussi vieux que la littérature sur laquelle il pose un regard à peine déformant et très souvent hilarant.
Pour Proust, qui a produit de nombreux « faux » brillantissimes, le pastiche n’est rien d’autre d’ailleurs que « de la critique littéraire en action », de l’intérieur des œuvres pastichées.
Si le pastiche est sans doute un art qui exagère, on sait aussi qu’il y
a des caricatures plus ressemblantes que des portraits. Pourtant, pour que
l’exagération soit comique, il faut qu’elle n’apparaisse pas comme le but,
mais comme un simple révélateur.
A travers des exemples de textes originaux et de pastiches, Pascal Fioretto s’amusera à essayer de rendre visibles les trucs, tics et astuces de quelques-uns de nos auteurs contemporains. Nous suivrons ainsi le conseil du bon Dr Proust : « Contre l’intoxication : (…) la vertu purgative, exorcisante du pastiche », castigat ridendo mores…
Vous trouvez ça drôle ?
« L'humour a pour vocation de faire naître, sinon le rire, du moins le sourire de la connivence », selon Georges Duhamel. En ce sens, l’humour peut-être considéré comme le creuset d’une identité ou, au moins, d’une communauté culturelle.
De Molière à Desproges en passant par Rabelais, Rimbaud et Feydeau, existe-t-il un humour typiquement français ? Et, de Laurence Sterne à Ricky Gervais, en passant par W.C. Fields, Mark Twain et Seinfeld, un humour spécifiquement anglo-saxon ?
Si ces classifications traditionnelles s’estompent aujourd’hui et si, comme le dit Woody Allen, « Non seulement la vie est horrible, mais en plus elle est courte », l’humour demeure plus que jamais, des deux côtés de l’Atlantique, « la politesse du désespoir » (Boris Vian).
Farce, jeux de mots et vaudeville vs understatement, comique de situation et non sens, Pascal Fioretto essaiera à l’aide d’exemples puisés dans la littérature, le théâtre mais aussi le cinéma et la télévision, de souligner les principales constantes de chacune de ces deux manières de rire (et donc, peut être, de voir le monde).
Liens vers des interviews de Pascal Fioretto :
http://www.podcastdirectory.com/podshows/2287268
http://www.zone-litteraire.com/entretiens.php?art_id=1287
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